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La NOBEL

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Site industriel desservi par embranchement ferroviaire avec la gare voisine de La Rivière-Saint-Sauveur. En 1972, l’usine occupait une surface totale de 260 000 m2. Ateliers de fabrication (nitration, pesage, malaxage) en rez-de-chaussée, enduit. Atelier de préparation des poudres en béton aggloméré et pan de fer. Pièce de séchage à un étage carré, enduit et brique. Entrepôts industriels en brique et pan de fer. Autres entrepôts (dits magasins généraux) à un étage carré ou en rez-de-chaussée, en brique. Salle des machines (réfrigération) avec murs enduits. Station d’épuration (dite tour de dénitration) en brique et matériau synthétique. Poudrières (bâtiments dits igloos, à l’état de vestiges, ou salles emmottées) en béton armé. Bureau à un étage carré, enduit, à toit à croupe. Conciergerie en rez-de-chaussée surmonté d’un étage de comble, enduit et brique. Logement de contremaître à un étage carré, enduit et brique. Logement en rez-de-chaussée surmonté d’un étage de comble, avec murs enduits, brique et essentage d’ardoise. Laboratoire et local syndical en brique. Remise à automobile et atelier d’entretien en brique et bois. Salle d’emballage à un étage carré, en brique, à toit à longs pans à pignon découvert et lanterneau. L’ensemble des ateliers est couvert de ciment amiante.

Description historique

L’usine, construite entre 1875 et 1878 par la Société nationale des poudres dynamites, démarre sa production en juin 1879. Réglementée par arrêtés du 26 septembre 1876, 9 novembre 1893 et 9 mai 1897, elle est acquise en 1884 par la Société générale pour la fabrication des dynamites. Un dépôt de capsules et amorces est construit en 1885, un séchoir à coton azotique en 1893 (détruit par explosion en avril 1894 et reconstruit en 1896) , un atelier d’encartouchage et d’emballage des poudres de sûreté (type N) en 1904, ainsi que des ateliers pour la fabrication d’acide sulfurique (installés par la maison Farcot, de Honfleur) en 1916. La dynamiterie d’Ablon est exploitée de 1925 à 1957 par la société Nobel Bozel française, de 1957 à 1972 par la société Nobel Bozel et, de 1972 à 1973, par la société Nobel PRB explosifs. L’activité cesse en 1988, après accident.
Un moteur à gaz pauvre, attesté lors de la création de l’usine, est remplacé en 1948 par un groupe Diesel alternateur de 350 CV. Une machine à vapeur est installée en 1898. Après 1950, l’usine est reliée à celle de La Rivière-Saint-Sauveur (voir dossier : usine de matières plastiques, Chemin de la Plastique) par ligne aérienne de 5500 volts. En 1951, un appareil de nitration continue (type Biazzi) remplace les appareils à nitration discontinue (type Nathan). La fabrication est automatisée entre 1952 (malaxeur Draiswerke et meules Atlas) et 1965 (encartoucheuse Rollex). L’usine d’Ablon produisait 5500 tonnes de dynamite en 1972 et entre 20 et 25 t/j en 1988
La glycérine provenait de la Société des glycérines de Marseille.
EFFECTIFS:
265 ouvriers en 1916,
81 en 1917, 165 en 1926, 360 en 1950, 299 en 1953, 183 en 1975, 160 en 1984 et 122 en 1988.

 

Rapport en PDF ci-joint : explosions Nobel, Ministère de l’environnement

Dynamiterie (Société générale pour la fabrication de la dynamite) 1903.

 

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Chaîne de production de la nitroglycérine

(machine à transformer chimiquement, 2 machines à extraire des fluides, machine à épurer chimiquement, 3 machines à laver)

Chaîne de production de la nitroglycérine (machine à transformer chimiquement, 2 machines à extraire des fluides, machine à épurer chimiquement, 3 machines à laver): L’appareil, dit de nitration continue, comprend un nitreur, un séparateur, trois laveurs et un séparateur stockeur, placés en continu. La nitroglycérine se forme dans le nitreur, par mélange d’acide et de glycérine glycol. Un serpentin permet de maintenir le mélange à une température comprise entre 25 et 30°. La nitroglycérine passe ensuite dans le séparateur, où elle est séparée de l’acide résiduaire ; au moment de la séparation, la nitroglycérine monte en surface et se déverse dans le premier laveur où elle est purifiée par mélange avec de l’eau carbonatée. L’acide est dirigé dans un trop plein, puis mélangé avec de l’eau dans un dilueur et retraité dans la tour de dénitration. La nitroglycérine est lavée à l’eau pure dans les deux autres laveurs, puis dirigée dans un petit séparateur stockeur équipé du système dit de Giffard : elle est aspirée par passage d’eau sous pression et déposée dans le stockeur. L’ensemble de ces appareils, en acier inoxydable, est pourvu de dispositifs de sécurité et de réglages automatiques, et repose sur une plate forme recouvrant un bac rempli d’eau, dit bac de noyage, dans lequel s’écoule le contenu du nitreur en cas de danger.

Atelier de fabrication, dit de nitration. Vue partielle : au premier plan le nitreur, puis le séparateur (1), puis les trois laveurs.

Atelier de fabrication, dit de nitration. Vue intérieure. Détail : séparateur (2) et système dit de Giffard.

Atelier de fabrication, dit de nitration. Vue intérieure. Détail: tableau de contrôle des températures.

Atelier de fabrication, dit de nitration. Vue intérieure. Détail : bac de dédosage.

Atelier de fabrication, dit de nitration. Vue intérieure. Détail: nitreur (vue partielle, à gauche) et bac de déposage (à droite), recevant le trop-plein du nitreur.

Atelier de fabrication, dit de nitration. Vue intérieure : au premier plan le nitreur, puis le séparateur (1), puis les trois laveurs, puis le séparateur (2).

Atelier de fabrication, dit de nitration. Vue intérieure. Détail : séparateur (2).

Machine à peser

 

Atelier de fabrication, dit de pesage de la nitroglycérine. Vue intérieure. Détail : cuve de stockage de la nitroglycérine (à droite) et balance (à gauche). Machine composée d’un stockeur à nitroglycérine, d’une contenance de 220 kg, et d’une balance. Entre le stockeur et la balance, se trouvent deux vannes, l’une permettant d’apprécier le poids en kilogrammes, l’autre d’arrondir les grammes.

Machine à pétrir Dreiswerke

 

Cuves en acier inox, d’une capacité de 300 kg de dynamite, se déplaçant sur roues et venant se placer sous deux arbres verticaux porteurs d’ailerons, animés par un mouvement rotatif. Dans la cuve, s’opère le mélange de la nitroglycérine et de produits divers (nitrates alcalins, cellulose, chlorure de soude, farine de bois ou tourbe), pour donner une dynamite adaptée aux besoins des houillères, des entreprises de travaux publics ou à celui des exploitants de carrières.

 

Le site industriel d’ABLON

 

Aire des matières premières, atelier de fabrication, pièce de séchage, entrepôt industriel, salle des machines, station d’épuration, poudrière, bureau d’entreprise, conciergerie, logement de contremaître, logement, laboratoire, local syndical, garage, château d’eau, transformateur (abri)

 

Aire de stockage glycérine-glycol (au premier plan), pièce de séchage de la tourbe (à gauche) et entrepôts industriels. Vue prise du sud-ouest.

Accès aux ateliers de fabrication. Vue prise de l’est.

Atelier de préparation de la dynamite. Vue prise de l’est.

Salle des machines, dite de réfrigération. Vue intérieure.

Tour de dénitration. Vue prise du sud-ouest.

Pièce de séchage de la tourbe (au premier plan, à droite) et entrepôts industriels (au premier plan, à gauche et en arrière plan). Vue prise du nord-est.

Magasins industriels (stockage des manchons et des matières). Vue prise du sud-ouest.

Atelier de fabrication des cartons, de timbrage et d’étiquetage. Vue prise de l’ouest.

Atelier de réparation et remise à automobiles. Vue prise du nord-est.

Remise à automobile (au premier plan, à gauche), atelier d’entretien (maçonnerie-peinture, au premier plan), à droite, pièce de stockage de matières premières et de papier (au second plan). Vue prise du sud-est.

Laboratoires (4 ateliers, à droite), infirmerie et local syndical. Vue prise du nord-ouest.

Poudrières (vestiges), dite ‘igloo’. Vue prise depuis l’intérieur (traces d’arrachement de la couverture).

Poudrières (vestiges), dite ‘igloo’. Vue prise du nord-est.

Bureau. Vue prise du sud-ouest.

Conciergerie. Vue prise du nord-ouest.

Conciergerie et logement. Vue prise du nord-est.

Logement de contremaître (du sous-directeur, puis du responsable du dépôt). Vue prise du sud-est.

Atelier de fabrication des cartons, de timbrage et d’étiquetage. Vue prise de l’est.