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Le CHÂTEAU d’ABLON

 

Château d ABLON du XVIIIè siècle avec une tour du XIVè siècle. Ce château est représentatif des modes de construction sous l’Ancien Régime en pays d’Auge. La tour d’angle est de la fin du 15e siècle, le logis est de 1767, le colombier est du début du 16e siècle et le pavillon a été construit en 1845. source http://tourisme.aidewindows.net/ablon.htm

“le château d’Ablon, à peu de distance et au sud de l’église, domine une charmante vallée qui se développe à l’Est et sépare le Calvados du département de l’Eure. La position est pittoresque et belle. Ce château m’a paru du siècle dernier, peut-être du commencement. Il est toujours occupé par la famille, qui porte le nom de la paroisse.”
(A de Caumont 4-333 en 1862)

 

Louis LEDOYEN et sa femme Philippe souhaitaient une demeure confortable, c’est pourquoi ils firent construire à Ablon, un nouveau château. Henri PELLERIN indique qu’il s’agissait d’une construction rectangulaire dont le rez-de-chaussée comportait des assisses horizontales alternées de pierre de taille et de petits silex taillés noirs. Le premier étage était à pans de bois. Ce rectangle était flanqué de quatre tourelles d’angles, entièrement en, dur, où les assises de silex faisaient contraster avec celles en pierre de taille. Le tout était entouré de douves et muni d’un pont-levis. Vers 1767, Jean-Baptiste de BREVEDENT décida de construire un nouveau château.
Le château actuel bâti en 1767 est inachevé, deux ailes devaient le compléter. Ce château, dont la construction s’éleva de 70 000 à 80 000 livres, est entièrement construit en briques. Il comporte un corps de logis rectangulaire, avec une avancée centrale, qui vient s’inscrire à l’axe du haut perron, par lequel on pénètre dans le château.
Léonie de BREVEDENT d’ABLON, raconte comment Jean-Baptiste de BREVEDENT prit la décision de construire le château d’Ablon.
Le Chevalier de BREVEDENT résolut de quitter le vieux manoir de Genneville et d’aller se fixer sur ses nouveaux domaines. Mais où ?
A Ablon, il y avait un vieux château… flanqué de quatre tourelles… entouré de fossés et ponts de bois, et situé sur un mamelon dominant la vallée.
A Fatouville, il y avait de beaux bois et les ruines du château de Hector de FATOUVILLE.
A Equainville, des souvenirs des LE DOYEN, des MAUDUIT et des FATOUVILLE.
Le chevalier paraissait fort embarrassé sur le lieu qu’il devait choisir pour planter sa nouvelle tente. Un matin, il fit appeler son fils, entré dans l’armé en quittant les pages, et il lui dit: “mon fils, je ne peux continuer à habiter Genneville et j’ai le projet de faire bâtir. Mais, je ne peux me décider sur l’emplacement. Ceci vous regarde, au reste, autant que moi; puisqu’après moi, ces biens seront à vous. Faites-moi le plaisir de parcourir mes biens et, quand vous aurez un site qui vous paraîtra agréable, vous viendrez me le dire”
Le fils se confondit en remerciements sur la condescendance inaccoutumée de son père, devant lequel, il tremblait ordinairement. et le voilà parti pour son pèlerinage. Quand il revint, il eût ha^te d’aller trouver son: “Eh! Bien dit celui-ci, quel choix avez-vous fait ?- Mon père, puisque vous voulez bien me consulter, je vous dirai que je donne la préférence à Fatouville. – Vraiment, Monsieur, vous aimez mieux Fatouville ! Je suis bien aise de le savoir. En ce cas, je vais donner des ordres pour que l’on bâtisse à Ablon….
Ce qui fût paternellement dit, fut ponctuellement exécuté; le château-fort d’Ablon fut abattu; trois de ses tourelles furent rasées; les fossés comblés; le pont-levis abattu et à la place fût élevé un château moderne, fin Louis XV, que nous connaissons aujourd’hui.
Le château est classé à l’inventaire des Monuments Historiques (1994). Le Pavillon dit la Pagode est inscrit le 4 octobre 1990.
Un acte de succession de 1819 indique que le domaine sera divisé en deux lots; “le premier aura la terre d’Ablon, composée du château, des bâtiments indépendants, de la cour d’honneur, des jardins, bois, herbages et du corps de ferme d’Ablon connu sous le nom de ferme d’Ablon composée de vergers partie desquels sont édifiés les bâtiments de ladite ferme, des prés, des bois et des terres labourables y compris les futailles, les bois de haut jet et généralement tout ce que les lotissants possèdent par indivis en la dite commune d’Ablon, moins une ferme et toutes les dépendances nommées le Gros Dos située en la commune d’Ablon et par extension sur celle de Genneville” Quant au deuxième lot, il concerne la ferme du Gros Dos et la ferme de Genneville.

Source: dictionnaire de Honfleur et son canton, Pierre JAN, Edition 2011

 

Le MANOIR de la HOUSSAYE

 

Manoir de la Houssaye du XVème siècle entièrement restauré en 2003. source http://tourisme.aidewindows.net/ablon.htm

à propos du fief de la Houssaye:
Ce fief était situé sur le territoire de Crémanville. Les seigneurs de ce fief avaient le droit de patronage de la chapelle Saint Sauveur; ceux-ci étaient au XVIIème siècle les de Giverville. En 1697, Charles de Giverville, seigneur de Vasouy, présente à la chapelle Saint Sauveur, comme étant seigneur de la Houssaye. Elle fût cédée en échange, en 1730, au seigneur de Crémanville, qui était Jean-Baptiste Le Doulcet. Elle resta dans cette famille jusqu’en 1777, année où elle fut acheté par Léon Jean-Baptiste de Brévedent, seigneur d’Ablon, qui le conserva. Elle a été vendue en détail, morcelée en 1806.
En 1729, l’étendue de ce fief avait été bien réduite, il ne contenait plus que “46 acres”; d’après un plan que nous avons vu , cette terre devait être beaucoup plus vaste antérieurement.
Le manoir de la Houssaye a subi des transformations, mais on y trouve encore des traces de la première époque de sa construction. On y voit, dans une ancienne salle, une belle cheminée à colonnes et des fenêtres à meneaux. On y voit aussi plusieurs écussons, notamment celui des de Thieuville (dans celui-ci figuraient 11 coquilles), ce qui prouve qu’ils ont fait construire l’antique manoir.
Avant la Révolution, Crémanville comptait 6 feux privilégiés et 33 feux taillables.
Avant la Révolution, une famille de Thieuville habitaity une terre voisine de la Houssaye, qui en dépendait autrefois très vraisemblablement; cette terre est cadastrée aujourd’hui section H n°70-71-72-73-74-75-76-77-78-69.
D’après l’abbé Piel, l’abbé de Thieuville, le dernier doyen d’Honfleur, avant la Révolution, serait né dans cette ferme; je n’ai pu trouver son acte de baptême.

 

Le MANOIR de la GUÉRIE

 

Manoir de la Guérie du XVè siècle dominant la Morelle, il appartenait à Letellier de Brothonne en 1849 .source http://tourisme.aidewindows.net/ablon.htm